11/12/2017



                                                           I was down the street when... # 1

04/12/2017






  Archive live at Le Radiant


C'est au petit matin, après une nuit blanche que la musique d'Archive me foudroya. Je venais de mettre Noise. Je fus électrifié par la musique du collectif londonien. 
Nous étions en 2007. 
Huit longues années s'écoulèrent pour qu'enfin, par la grâce d'une soirée de novembre 2015, je puisse aller avec mon frère, pour une nuit qui restera, dans nos annales gravées à jamais, assister à mon premier concert d'Archive. 
Ce fut fantastique, sublime, énorme. Un orgasme sonore !

Il y a quelques mois, quand j'ai vu qu'ils revenaient à Lyon, mon coeur s'emballa de nouveau. 

Bien que se fût assez compliqué, un moment j'ai même cru, devoir en faire le deuil, je suis allé accompagné de Regis au Radiant pour de nouveau écouter en live Archive.
Un bonheur n'arrivant jamais seul comme le dit l'adage, j'ai demandé et obtenu une accréditation photo. 
Moi fan absolu, non loin de la dévotion, accrédité pour Archive... dingue !

Arrivés sur place, je fus mis au courant par une charmante hôtesse quant aux conditions de prise de vues ( pas de flash, morceaux 3,4 et 5 seulement ).
Ce n'était que la deuxième fois que j'étais accrédité pour un concert, après Les Authentiks l'été dernier.
Je n'avais pas le matériel idéal et depuis la zone P.M.R pas le mieux placé, mais je m'en fichais...
J'y étais, Archive était backstage, le monde était là, et moi plus que jamais vivant !

Quel concert encore une fois ! 
Quelle énergie ! 
Quelle magie musicale ! 
Quelle alchimie avec le public !

Je tiens à remercier particulièrement Regis pour sa gentillesse et sa prévenance, sans qui tout cela n'aurait pas été possible. Merci également à François de la production et bien sûr merci à Archive pour tout ce que vous m'apportez depuis plus de dix ans...

20/11/2017


                                                         Seul au monde...

06/11/2017


                                                                "L'amour est comme le feu, 
                                                                                                     s'il n'est pas alimenté, il s'éteint"

25/10/2017










                                                                                                       Verbatim


Les hospitalisations peuvent se suivre et différer tant sur le fond que sur la forme.
Petit retour en arrière.

Ma semaine en rééducation fonctionnelle afin de mettre en place divers protocoles en fut une bonne démonstration.
Sur le fond, tout d'abord, je ne fus pas hospitalisé pour mes sempiternelles perfusions de solumédrol. Comme le laisse entendre le nom du service, l'objectif de mon séjour était d'améliorer par des leviers médicaux mon confort de vie, si je puis dire.
Ergothérapie, kinésithérapie, injection de toxine botulique pour réduire la spasticité de ma jambe, ainsi qu' apprivoiser le sondage urinaire pour contrer ma vessie capricieuse, tel fut la genèse du projet.
Un programme dense d'une orthodoxie relative et pour être honnête anxiogène à certains égards...
J'aime, en tout cas c'est mon partis pris maintenant, croire que certaines malédictions puissent être conjurées.
J'ai décidé de croire dans le positivisme, d'arrêter de m'enfermer dans quelques carcans idéologiques qui au final desservent plus qu'autre chose.
Se dire que si ce n'est pas totalement prouvé alors, l'insuccès sera de mise, n'est-ce pas renoncer d'avance et abandonner à une certaine fatalité tout espoir ?
Je ne veux plus de manière consciente ou pas enfermer mon esprit entres de funestes miradors où des censeurs auto proclamé seraient les gardiens Orwellien d'une pensée étriquée.
Le fatalisme ne fera jamais que le lit de la défaite.

Dans les faits, tout s'est déroulé sinon de façon parfaite, plutôt très bien. Je dois attendre encore un peu pour apprécier les effets positifs ( ou pas ) de la toxine botulique.
À ce titre, la patience étant soit disant mère de toutes les vertus, patientons !
Le temps à venir ne fera pas l'économie de sanctionner le célèbre adage, son efficience ne se discute pas...

Sur la forme maintenant, certaines choses demeurent ( encore ) immuables et c'est une chance qu'il faut absolument louer et souligner.
Je veux parler de la bienveillance, de la patience et de la gentillesse de tout le personnel hospitalier. Du docteur à l'infirmière en passant par l'aide-soignante, une fois de plus, j'ai été frappé par tant d'abnégation malgré des conditions dégradées.

Le changement le plus notable durant mon hospitalisation, furent les modalités de fonctionnement du service.
En effet, et cela peut paraître anodin mais le fait de prendre les repas dans une salle commune et faire des séances de kinésithérapie en groupe ( mais personnalisée ) fut remarquable.
Et ce pour diverses raisons.
Tout d'abord pour le lien que cela créa de facto avec les autres malades. De façon naturelle, l'empathie, l'écoute, le partage et la solidarité furent légion.
Durant ces quelques jours, ce fut frappant !
Cela m'a permis également de relativiser ma pathologie et ses corollaires.
En rééducation fonctionnelle, vous côtoyez des polytraumas de toute gradation, des cancéreux, des aveugles en passant par des AVC et bien d'autres personnes cassées par la vie.
Être malade et handicapé ( le premier menant au second ) est une petite mort.
Face à tant de souffrances qui vous submergent, rire de sa propre mort, aide-t-il à mieux supporter celles des autres et assurément la sienne ?
Un questionnement qui à défaut d'être simple, a le mérite d'interroger un entre-soi trop souvent prégnant.

Ce séjour m'a donc permis de rencontrer et d'échanger avec des personnes très différentes, qui chacune à leur manière m'ont beaucoup apporté.
Avec une pointe d'imaginaire, nous aurions pu y voire une sorte d'agora singulière, certes amputée de sa dimension politique, mais ô combien enrichie et n'est-ce pas là l'essentiel, par la valeur ajoutée des qualités humaines que j'ai pu côtoyer.
Engels avait sûrement raison en son temps de questionner le rapport entre la quantité et la qualité...

Je tiens à remercier entre autres, Francis, Georges, Siouenne, François, Yvette, Man et M. Roux.

nb : Mon Nikon et son 35mm pour la photo, Narcos et Better Call Sall pour les séries,  Bienvenue dans le pire des mondes de Natacha POLONY, ainsi que JFK et l'indicible de James W.DOUGLAS pour la lecture ont été de bien heureux compagnons.

09/10/2017


                                                               Karak

Bien que la vie soit semée d'anicroches en genres et en nombres, elle a cette formidable faculté à t'offrir des moments rares, précieux et quelques fois au-délà de toute espérance.

Mes retrouvailles avec mon grand frère Stéphane aka Karak après de 25 ans, fut assurément l'un de ceux-là.


25/09/2017


                                                              Du coté de chez Auguste


nb : Je suis hospitalisé quelques jours et serais absent de vos blogs durant cette période.

19/09/2017


           La sclérose en what ?

L'association Notre Sclérose fête ses dix cette année. 
L'occasion pour moi de rendre un petit hommage à Sandy et Arnaud pour leur fantastique travail d'information effectué pour faire mieux connaitre cette maladie et reculer les idées reçus.

Bon anniversaire Notre Sclérose, le combat continu !

11/09/2017


                                    The cheese maker

28/08/2017


                                                             L'autre

Ce matin, il était de très bonne humeur. De manière bien inusuelle, il prit le temps de petit-déjeuner copieusement. Il s'apprêta avec grand soin, en prenant tout son temps. Les funérailles de l'autre étaient programmées à 12h.
Son lourd manteau noir sur le dos, il fila en sifflotant vers sa dernière assignation avec l'autre. L'orage grondait, le ciel noir charbon ne laissait que peu de doute quand à la suite. Les nuages verseraient des larmes.
Les quelques personnes présentes ne lui prêtèrent guère attention quand il entra dans la petite chapelle. Il s'assit sur l'un des bancs de l'église, d'un froid hostile.
L'office alla bientôt démarrer.
La veille, il obtint lors d'un brève conciliabule avec le père qui allait officier la caution pour dire quelques mots pendant la cérémonie. 
L'autre méritait quand même bien un minimum de déférence.
Une bonne demi-heure s'écoula depuis le début des palabres religieuses, quand le père l'invita à se rendre à l'autel. 
Serein, presque détendu, il s'avança tranquillement et prit place. Scrutant rapidement l'assistance dont les quelques visages tordus du jour ne lui dirent finalement que peu, il se racla la gorge. 
« - Fiente : substances ou particules non assimilées et masse de bactéries du tube digestif expulsées par l'anus lors de la défécation accompagnée souvent de gaz. Si je prends soin de définir avec précision ce résidu corporel, c'est qu'il qualifie à merveille ce que tu était  à mes yeux : un gros paquet d'excrément ! Te voilà enfin couché dans ta caisse en bois, planqué cette fois-ci définitivement. Quand le téléphone a sonné, il y a trois jours pour m'annoncer ta mort, ma première réaction a été de me dire : Punaise, il aurait pu avoir la décence de trépasser en juin, on va se geler ! Tu aurais pu faire un petit effort et penser aux autres pour une fois. Mais autant attendre de la commisération de la part du diable... Tu nous réunis donc malgré toi dans ce lieu. Moi qui suis homme d'aucun culte, aujourd'hui j'ai envie d'avoir la foi. Oui, la foi en un monde de rédemption, d'apaisement et de salut pour les hommes. Je me dis peut-être naïvement alors, que toi tu n'y auras pas droit. Si Dieu est là, le diable sera ton hôte. Comment pourrait-il en être autrement ? Sincèrement, le bon sens m'interdit de ne pas m'y résoudre. À l'évidence, tu seras bien à ta place là-bas dans limbes, avec toutes les poubelles de l'humanité, tes semblables. Le pervers narcissique que tu fus, sera à n'en point d'outer s'accommoder de l'enfer qui t'attend. Les coeurs séchés, les âmes mortes, les bourreaux et autres monstres de cruautés se régaleront de tes mensonges, manipulations et minables coups bas. Tu jubileras dans cet abîme nauséabond, puisque l'amour, la morale, l'empathie et le bien commun n'avaient sens pour toi. Pour finir, je voudrais ajouter deux mots. Boris Vian a titré de manière volontairement outrancière un roman noir intitulé : J'irai cracher sur vos tombes. Sans vouloir le paraphraser et lui faire injure, sache que de manière tout aussi provocante, et j'en ai fait le serment depuis longtemps,...  j'irai pisser sur la tienne ! »
Fort de cette semonce, il quitta l'estrade. L'assistance mortifiée, comme voulant rejoindre l'autre dans sa boîte, ne trouva mots. La tirade de l'inconnu coagula toutes protestations. 
Lui, après avoir glissé un mot d'excuse à l'oreille du prêtre qui l'air sévère resta de marbre, sortit de l'église par l'allée principale, la tête haute, droit comme un I. 
Aucun sentiment de triomphalisme ne l'animait, juste la satisfaction d'avoir enfoncé l'autre un plus dans sa funèbre boite en bois.
Dans la petite chapelle, il ne fit jamais fait aussi froid qu'en cet instant.

Deux heures passèrent. La pluie tombait dru martelant le sol, comme si le monde se lavait de ses mortes vomissures.
Après avoir bu une coupe de champagne à l'orée du cimetière, il était là, seul trempé face à l'autre dans son trou fraîchement recouvert, fumant avec délectation une cigarette.

Pour seule épitaphe, l'autre n'eut qu'un trait d'urine.