02/07/2018


                  Déjeuner en paix !

21/06/2018


                                                             5113

Une des lapalissades couramment usitée est de postuler du fait que le temps se consomme à une vitesse folle et ce de manière exponentielle les années passant.
Force est de constater malgré la banalité du propos, sa pertinence sous-tendant l'évidence. 

Dès l'aune de l'humanité, les hommes ont cherché à l'expliciter. 
Des Mayas à Galilée, d'Einstein aux équations de Maxwell, en passant par Newton et tant d'autres, nos semblables n'ont eu de cesse de s'interroger sur sa nature, sa forme et sa dimension.

D'ailleurs, les maximes, proverbes, axiomes et citations sont pléthoriques, les auteurs au-delà des siècles l'ont qualifié sous tous ses aspects, tant sur le plan physique, philosophique, cosmique, relatif, ou autres.

Platon disait, Le temps est l'image mobile de l'éternité immobile. 
Un proverbe russe quand à lui nous enseigne que le temps ne s'incline pas devant nous mais nous devant le temps.

Cela paraît n'être que deux flagrances, mais vous comme moi, au-delà du fait que la beauté ne réside pas tant dans les mots mais plutôt dans l'usage qu'on en fait, aurions-nous su les trouver pour transformer ces évidences en quintessences ?
Certaines femmes et hommes ont cette faculté à commuer des mots, des notes de musique ou des morceaux de cailloux en pluie d'or, en cuillère remplie de miel, en lever de soleil.

Ce fut, c'est et se sera toujours ainsi ! 

Le temps met au jour la vérité : souvent elle se montre lorsqu'on ne pense pas à la chercher. vingt cinq siècles plus tard, la citation de Ménandre prit, et ce de manière inattendue pour moi tout son sens par l'exemple.

En ce milieu soirée, l'air était sec et doux, malgré ce mois de mai larmoyant. Dame nature avait décidé de dédire la tendance des derniers jours et nous offrait une vraie journée printanière comme
un interstice lumineux au milieu des larmes d'un ciel qui voudrait laver les salissures d'un monde qu'il ne comprend plus.

Repu, je contemplais les impressionnants nuages de vapeur que je commettais, quand elle sortit du restaurant chinois où nous dinâmes fort bien. 
En plus de me fracturer la rétine par sa beauté, elle se présenta si grande, si adolescente que j'en fus déconcerté. 
Me faisait face désormais sinon une jeune femme, une jouvencelle !
Le temps avait bien fait son oeuvre.

Malgré mon émotion, je ne manquai pas de lui voler ce cliché, avant que tranquillement nous cheminâmes vers la maison. 
Sur le retour, un peu interdit, je restais silencieux. 
Presque mécaniquement mon lobe temporal m'inonda de souvenirs. Mon coeur, accompagné de mon âme se régalèrent de ces voluptés. 
J'eusse aimé m'en repaître bien plus longtemps, mais arrivé à la maison, le froid principe de réalité me sortit brutalement de mes tendres réminiscences.

Aujourd'hui, 5113 jours se sont écoulés depuis sa venue au monde. 
Quatorze années durant lesquelles, son adorable bouille, son sourire et sa bienveillance ont de manière intense fait vibrer les moindres particules de mon être.

Je ne doute pas un instant que les 5113 prochains jours m'apportent autant de félicité...

En ce premier jour d'été, je (te) lui souhaite un merveilleux anniversaire !