05/12/2016


                                                            Don

Vers 9H ce matin là, une fois notre lampe astrale à son avantage, je décidai de retourner faire une sortie d'urbex en ce lieu que je visitai une première fois il y a quelques temps déjà.
Bien que l'accès fusse assez compliqué ( pour moi j'entends...), se fit avec une certaine pétulance que je me lançai dans l'aventure.
Arrivé à destination, je fus stoppé net dans mon entreprise. 
En effet, me fit face un portail de trois bon mètres cadenassé de sorte que l'accès à l'usine abandonnée appartenait dorénavant au surnaturel. 
Mon infortune digérée, je remarquai non loin, une cavité qui eut invité n'importe quel photographe à la curiosité.
Scrupuleux, je fis ce que j'estimai convenant. ( la photo sera un jour peut-être présentée ici )

Le downtempo satiné de Fade Away m'escorta avec la plus grande grâce à demeure, effaçant un peu ma déception qui sournoisement comme une liane enlaçant un tronc, monta en moi.

À peine sorti de ma boite en fer roulante, Samir, un habitant de ma rue vint me saluer accompagné rituellement de son petit chien, dont par ignorance je tairais la race.
L'air toujours bienveillant de mon locuteur m'encouragea à le lui dire. J'en fus le premier surpris.
Ma spontanéité sembla l'amuser !
Sentant le moment opportun pour une demande de portrait ( je voulais le shooter depuis longtemps ), je formulai ma requête.
D'abord un peu surpris, il accepta mon invitation et se prêta même de bon coeur à la manoeuvre.
Son effigie digitale immortalisée, il fila sans demander son reste, son canidé partit à l'évidence dévorer le monde d'un oeil fureteur.

Ce destin salvateur quasi providentiel vint soustraire l'échec au profit d'un probable succès.
Rentrant tranquillement, un sourire étincelant tatoué dans la tête, à l'unisson avec le feu soleil, je rayonnai...

28/11/2016


   Frisson

21/11/2016

                                                                                                               Les morsures de l'âme

Ce matin là, malgré la présumable réussite de ma photo, je décidai d'adopter une autre approche de la photo de rue, à savoir aller demander à la personne qui eut attiré mon attention si je pus lui "tirer" le portrait.
Resta à trouver une "gueule" comme il est d'usage de dire...
Je n'eus qu'a tourner le tête !
En effet, assis sur les marches millénaires de la cathédrale St-Maurice, se tint là un homme et son relatif capharnaüm. 
Il dégagea une tristesse à en faire pleurer le ciel. Celle-ci me paru infini. Je "fonçai" sur lui en mode limace sans me poser de question.
L'homme me considéra un brin circonspect. Peut-être quand cet instant, ma conduite incertaine m'accorda un air patibulaire...
Me voulant rassurant, je lui expliquai ma démarche. Il accepta que je le prenne en photo.
Ce que je fis, évidemment.
Je pris, ensuite le temps de m'asseoir à ses cotés, non par politesse mais par envie. Nous discutâmes de nos vies respectives. 
Il m'interrogea sur le pourquoi de mes cannes, lui, répondit sans pudeur à mes questions. 
Je refusai poliment de tirer sur son joint.
Bien qu'ayant un amour déraisonnable pour les effets psychotropes du cannabis, 9 h du matin... pour moi c'est une once trop tôt.
Je lui demandai une adresse mail qu'il n'eut pas, puis le remerciant sincèrement, je le laissai là.

Plus que cette photo, je retiens surtout cet échange amical et sans concession qui à défaut d'affadir certaines cicatrices, nous permit de les contempler noir d'humour.

14/11/2016


  Dark city # 9

07/11/2016


                                                                    Le fleuve (f/10,112s)

31/10/2016


           Ton sur ton

24/10/2016


                                                         Intempérance

Quand je regarde avec je l'espère un peu d'acuité l'état de notre monde, il y a bien des moments où j'ai vraiment envie de me cacher les yeux, de m'enterrer la tête dans un trou pour me préserver de toutes les horreurs qui m'éclatent en pleine figure.
Je me dis pour me déculpabiliser de ma trop grande passivité face à tous ces maux qu'après tout, est-ce par mes errements si l'humanité est souillée à ce point ?

Que puis-je y faire par exemple si :

- L'on parle à fusion des décérébrés de la télé-réalité et pas des six millions morts au Congo ?
- Le système monétaire mondial est une vaste escroquerie ?
- Nous sommes les propres acteurs et de manière indirecte complices de propre servitude ?
- La surveillance de masse est devenue un marché et la norme ?
- Le développement du transhumanisme va inévitablement cliver un peu plus nos sociétés ?
- La construction européenne est un échec patent à tous les niveaux ?
- La Troika n'est au final qu'un cercle mafieux au services des multinationales ?
- Nous avons la presse la plus stalinienne d'Europe ?
- La communication a remplacé l'information ?
- Trop de gens confondent république et démocratie ?
- Les chaines d'infos en continu sont devenues l'Alpha et l'Oméga de la pensée ?
- Il est donc interdit de penser autrement sans être taxer de tout les vocables les plus abjects ?
- Que la neutralité du net est ( déjà ) en danger ?
- L'échiquier politique français côtoie les abysses ?
- La fabrication du consentement fonctionne à merveille ?
- Cette folle de Clinton est élue, une guerre contre les méchants russes sera quasi inévitable ?
- Que les médias relayent les diarrhées verbales de Trump, plutôt que les révélations de Wikileaks ?
- Les Palestiniens sont sous occupation de manière illégale depuis 60 ans ?
- La Deutsche Bank implose, l'armageddon ne sera jamais aussi proche ?
- Des humains sont prêt à payer 50 000 € pour tuer un lion ?
- Il faut 16.000 litres d'eau pour un kilo de viande de bœuf ?
Marc Levy vend plus de livres que ce regretté Charles Bukowski ?
- Etc etc etc...

Alors oui, quelques fois je garde les paupières clauses et reprend mon souffle.

17/10/2016


                                  Grosse fatigue

10/10/2016

        La silhouette

03/10/2016


                                                                 Homo stupefactus

Ce qui me plait dans la photographie de rue, c'est cette part d'inconnue qui en résulte.
La chance, l'audace, le hasard, le temps sont les variables d'une équation unique à réponses multiples qui font que parfois, tu as La photo...

Et punaise, c'est ( en ce qui me concerne ) sacrément jouissif !